02/04/2013

Juste après dresseuse d'ours de Jaddo

Jaddo est médecin généraliste. Avant ça, elle était étudiante en médecine. Encore avant ça, dans sa salle de bain, elle voulait être dresseuse d'ours.

L'histoire en a décidé autrement, et Jaddo se retrouve dans un vrai cabinet avec de vrais patients. Et avec ses couettes de jeune médecin qui n'a pas toujours réponse à tout (mais parfois si).

Et Jaddo raconte. Son quotidien, ses patients, ses coups de coeur et ses coups de gueule. Elle raconte avec simplicité ce qui fait sa vie de médecin remplaçant, et ce qui faisait, avant, sa vie d'étudiante en médecine. Elle raconte sa position de médecin. Femme. Et remplaçante par dessus le marché. Avec simplicité, elle parle de ses difficultés, de ce qu'elle sait faire et de ce qu'elle ne sait pas faire. Et aussi de ce qu'elle veut ne pas savoir faire.

Parfois elle parle de son désespoir. Face aux patients. Face aux collègues. Face à la société. Mais toujours avec humour et une bonne dose de bisous.

Je ne résiste pas, je vous laisse un extrait (qui m'a fait hurler de rire)(même si c'est glauque, en vrai) en cliquant ici. C'est sur son blog, toujours accessible malgré la publication du recueil.

14:01 Écrit par CriCri dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0)

01/04/2013

Le syndrome E de Franck Thilliez

Quel est le point commun entre des meurtres sanglants commis dans différents pays et un film très bizarre et inexplicable? C'est ce que deux policiers très courageux mais parfois borderline vont essayer de découvrir, à travers la France, l'Egypte, la Belgique et le Canada.

Le syndrome E est un roman étrange mais très prenant. Je me suis complètement laissée embarquée par l'intrigue et par les multiples rebondissements qu'on y trouve. J'ai adoré suivre Lucie dans ses hésitations et Sharko dans ses certitudes. La flic du nord, le commissaire de Paris plus ou moins relégué au placard... tout les opposait, mais tout les rapprochait à la fois... surtout leur acharnement!

Je l'avais pris totalement au hazard dans les rayons, attirée par la couverture que je ne regrette pas du tout d'avoir lu. D'ailleurs, je l'ai dévoré. Le lire m'a pris moins d'une semaine... et pourtant il compte plus de 300 pages.

10:01 Écrit par CriCri dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)

06/07/2011

L'île des gauchers - Alexandre Jardin

Je viens de terminer ce roman, que j'avais commencé sans enthousiasme. Si j'avais déjà lu des oeuvres de cet auteur, je n'avais pas été transportée par l'histoire ni par sa façon d'écrire.

Cette fois pourtant, j'ai accroché. Ce livre m'avait été conseillé il y a des années par ma grand mère, que je n'avais à l'époque pas écoutée. Le titre ne me paraissait pas accrocheur et je n'avais pas envie de m'y plonger. Quand je l'avais trouvé en vente sur internet, à petit prix car d'occasion, je me suis dit que c'en était une, d'occasion. 

Commencé la semaine dernière, je l'ai dévoré. Ce qui m'épate le plus c'est de ne toujours pas savoir, une fois arrivée à la fin, si cette histoire est fiction où réalité. Disons que j'ai envie d'y croire. Fort.

L'histoire? Un homme qui n'a rien pour lui excepté un mental impressionnant se coupe de sa vie durant 14 ans afin de conquérire la femme qu'il aime. Une fois chose faite, il s'apperçoit qu'il n'est pas digne d'elle, et que ce qu'il vit à ses côtés ne le satisfait pas. Au hazard d'un héritage il prend connaissance de l'exitance d'une île où des gauchers ont décidé de se créer une existance qui ne met pas en son centre le travail où la vie sociale, mais la vie amoureuse. 

De fait, après un long voyage dans lequel il embarque femme et enfants, il parvient à trouver cette île du paradis. Ils prennent tous ensemble connaissance de ces coutumes particulières qui régissent la vie des habitants de Port Espérance. Il réapprennent tous ensemble à vivre de façon différente, loin du monde droitier des "mal aimés", et de l'angleterre du 20ème siècle, sur fond de seconde guerre mondiale.

 

Au final si j'avais eu du mal à l'ouvrir, j'en ressort conquise! (et rabibochée avec Alexandre JARDIN)

04/06/2011

La fille de sa mère, Jennifer WEINER

Je suis tombée sur ce petit bouquin totalement par hasard. Entre un Stephen KING (dont j'ai déjà parlé) et un autre thriller dont je vous reparlerais peut-être une fois que je l'aurais terminé.

Il faut dire que ma pile des "à lire" comporte parfois 8 ou 10 références. Pas forcément évident de s'y retrouver, alors je prends au pif, comme on dit.

Bref.

J'avais envie d'un bouquin léger. J'ai été servie (sauf pour la fin). Cette histoire écrite à deux voix (par la mère Candace SHAPIRO et sa fille, Joy) raconte le quotidien d'une famille moyenne tout à fait ordinaire. A cela prêt que Joy a un père (Peter) et un "ton euh, hum, Bruce", qui est en réalité son père de sang.

Les "deux voix" dont je parle font que le bouquin est difficile à aborder au début. La double narration est perturbante, car il n'y a pas de différence entre les deux voix, rien pour s'appercevoir qu'on change de narrateur... et puis on s'y fait relativement vite, et je me suis rapidement prise au jeu de la devinette...

L'adolescente et sa mère voient se dérouler leur quotidien avec Peter, mais aussi avec Elle, la soeur de Candace. Et tout va être bouleversé et par la crise d'adolescence de Joy, et par l'envie de bébé de Peter, et par les sombres histoires de familles jamais révélées.

Joy va parcourir beaucoup de chemin pour réussir à réunir tout son petit monde pour sa fête de Bat-mistvah, et va découvrir des choses étonnantes.

La fin du bouquin m'a beaucoup remuée et je n'ose imaginer comment je me débrouillerais dans une telle situation...

Mis à part ça, ce bouquin n'est pas non plus digne du prix Nobel de littérature, mais il se lit agréablement!

14:52 Écrit par CriCri dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Tags : chick lit, lecture

22/05/2011

Carrie, de Stephen KING

Eh oui, encore un livre... j'en suis à une moyenne d'un bouquin par semaine actuellement... et j'ai déjà lu plus de la moitié de celui que j'ai commencé... samedi matin...

Bref.

Mon premier Stephen KING. Je sais, ça parait étonnant pour une fille comme moi qui écume librairies et bibliothèques depuis ses 6 ans, à tel point que je n'avais plus rien à lire au rayon jeunesse à l'âge de 8/9 ans... et que je suis donc passée à des livres pour adultes, tel Germinal de Zola... Mais je n'avais jamais au grand jamais ouvert un Stephen KING.

J'étais tombée par hasard sur la fin du film "Carrie" il y a quelques années... mais je n'en ai pas vu plus que les 10 dernières minutes. J'avais été "horrifiée" (c'est un bien grand mot) par la puissance de la demoiselle, et ça m'avait donné envie soit de lire le livre, soit de voir le film entier. Ce que je n'ai jamais fait, car au final, j'ai vite oublié.

Ensuite, j'ai entamé une longue période d'abstinance de lecture, suite à la mort de ma mère. Et les couvetures vieillissantes des livres de Stephen KING ne me donnaient pas envie de m'y mettre... déjà que les livres neufs fleurant bon la nouveauté ne me tentaient pas, alors fallait pas trop m'en demander.

Re bref.

Carrie, donc.

Je suis étonnée (encore aujourd'hui, alors que j'ai avalé au moins 4 autres bouquins depuis) par l'étonnante facilité que j'ai eue à entrer dans l'histoire, malgré le fait que je qualifierai la narration de "décousue". L'idée d'intégrer les pensées des protagonistes entre parenthèse au milieu même des phrases est géniale. Et contrairement à ce que j'ai pensé au début, cela ne rend pas la lecture plus difircile. En tout cas je ne l'ai pas ressenti comme tel!

J'ai vraiment et littéralement dévoré le bouquin. Et j'ai quelques autres bouquins du même auteur qui du coup, me donnent envie de m'y plonger.

Carrie.

J'ai du mal à vous parler de l'histoire en elle-même, tellement je pense qu'elle devrait être découverte par vous même parce que mes mots ne lui rendront pas justice. En résumé très résumé, c'est donc l'histoire d'une jeune fille, presque une jeune femme, et de tous ceux qui l'entourent dans la petite ville où elle réside. En particulier sa mère, et ses compagnons de classe. Une jeune fille rejetée par tous depuis sa plus tendre enfance, genre brebie galeuse dont tout le monde se moque parce qu'elle est un peu différente. Et vu l'ambiance extrémiste à la maison, elle a de quoi l'être. Et puis un évênement va tout changer. L'une de ses compagnes de classe, lors de la moquerie de trop, va se sentir coupable. Et vouloir l'aider, vouloir se racheter, car cette moquerie ne lui ressemble finalement pas, mais qu'entraînée par le groupe, elle s'est laissée aller.

Ce moment est purement et simplement le pivot du livre. C'est par là que tout se termine, mais aussi que tout démarre.

Voilà.

Je ne peux pas en dire plus. Je n'ai pas les mots pour ça. Je ne peux que vous inviter à faire votre propre opinion, en lisant le livre.

(difficile, très difficile de parler d'un bouquin qu'on lit trop longtemps après tout le monde et que la plupart ont déjà lu... ceux qui le connaissent trouveront ça peu détaillé, mais impossible d'en mettre plus au cas où ceux qui ne l'ont pas lu viendraient à tomber sur ces pages... je préfère largement parler d'un bouquin tout nouveau tout beau...)