19/08/2008

Et si on créait une faille temporelle?

C'est l'été. Je dirais même, c'est le mois d'Août.

Comment je le sais? Certainement pas en regardant ni par la fenêtre, ni le thermometre que je n'ai pas... Je le sais, parce que tout est mort. A la télé, y'a les JO et les JO. Sur internet, y'a des blogs sans mises à jour, des sites sans nouveautés, des forums vides de leurs membres. Même sur BashFR, les quotes se font rares. Seul rescapé, du moins en apparence, le site VieDeMerde, ce qui est sans doute dû à son jeune âge.

Rien. Tout est morne, tout le monde est en vacances, les rares postes où mise à jour ne sont pas longues, quelques mots tapés sur un clavier étranger, juste histoire de donner des nouvelles, et de prévenir de son absence.

C'est l'été. Un mois d'Août aussi morne dans le temps que dans les activités. Parfois, j'ai envie de dire: vivement la rentrée...

18/08/2008

Le cerveau en débandade...

Ce matin, je me lève de très bonne humeur. Pourquoi? Parce qu'on est lundi. Vous allez me dire: voila une réponse bizarre, vu que d'ordinaire, on exècre le lundi... Certes, certes. Sauf que c'était un lundi particulier. Non, ce n'est pas mon anniversaire. C'est juste le jour ou, après le 15 Août, et le Week-End, je peux enfin appeller le lieu de stage ou j'ai postulé pour avoir des nouvelles de ma demande.

Sauf qu'il y a un mais, comme d'habitude, et que le monsieur - très gentil au demeurant - que j'ai eu au téléphone n'était pas du tout au courant, et n'avait aucun moyen de vérifier si seulement ma lettre était arrivée jusqu'à eux. Ce n'est en effet pas la première fois que mes lettres se perdent en chemin ou en arrivant, je préfère donc vérifier avant même d'espérer une réponse. Or ces gens charmants ne reviennent que lundi prochain (le 25), ce qui, pour un stage commençant le 1er septembre, fait très, mais alors vraiment très, court.

Aussi bizarre que ça puisse paraitre, j'étais beaucoup moins motivée pour le reste de la journée. Bon, j'ai quand même réussi le tour de force de téléphoner à ma grand mère (ce qui est toujours un plaisir, mais depuis qu'elle perd la tête j'avoue que parfois, au bout d'un quart d'heure de répétitions en boucle, je suis soulagée de raccrocher) qui allait bien, et qui était donc claire dans ses propos, mais aussi ma grande tante, qui allait bien aussi, se remettant doucement d'une vilaine blessure au doigt (et à 90 ans, un panari c'est toujours délicat). Le tour de force prend une autre dimention, quand on sait que j'ai aussi appellé une de mes tantes pour apprendre une mauvaise nouvelle (voire plusieurs...)... J'ai ensuite fais les plans de la maison de campagne, pour qu'ils soient terminés ce Week-End et que nous puissions partir avec.

 

Nous sommes le 18 Août. Je n'ai toujours pas de stage pour le 1er septembre, et je commence doucement à désepérer...

12/08/2008

N'en jetez plus, la coupe est pleine

Des journées comme ça, j'en veux plus. C'est fini, ça va bien 5minutes, dites.

Ce matin, déjà, mauvais plan, N. a décidé de me réveiller avant mon réveil. C'est LA chose à ne pas faire, ça me met de mauvais poils pour toute la journée... Enfin, il a fini par se lever et me laisser dormir, mais c'était déjà foutu... Résultat en me levant, j'étais - un peu - sur les nerfs (non mais un peu seulement, hein...), et la perspective de faire la lessive aujourd'hui, plus les courses, plus plus plus... on va dire que ça ne m'a pas aidé!

En me levant, j'ai donc pris mon courage à deux mains, et j'ai rassemblé tous les vêtements à laver avant de descendre... flemme de remonter, comme toujours. J'ai pris le petit dej, et j'ai été faire la lessive. La, j'ai du désétendre la lessive précédente, et ça m'a vraiment gonflé. En attendant la fin de la lessive, je suis partie en quête d'un logiciel d'architecture, que je cherche depuis hier soir... Impossible de trouver quelque chose qui tient la route: c'est frustrant. J'ai lu et répondu à mes mails, tout en attendant que N. se décide à lâcher sa console pour que je regarde les JO. A 11h, j'ai étendu la lessive, dont une partie dehors, et ait obtenu de N. qu'il fasse la lessive à la main, vu qu'il y a quand même plein de choses à lui dedans. J'ai ensuite appelé mon futur éventuel stage, mais toujours pas de réponse. RAH.

Et puis j'ai continué à chercher ce putain de logiciel, jusqu'à ce que N. décide de faire à manger. Riz, poisson pané. Il prépare tout, et au moment de mettre le riz dans la casserole... ben du riz y'en a plus. Résultat, j'ai fait des pâtes (j'ai, hein, pas lui, attend, dépité qu'il était...), les poissons pânés, et j'ai dégelé le congélateur en même temps. Multitache vous avez dit?  Et puis j'ai fait la vaisselle, tiens...

Après le repas, j'étais sensée aller me préparer pour aller faire les courses, sauf que N. n'avait toujours pas fait la lessive à la main (ben oui attend on peut pas jouer et faire la lessive), donc en montant je l'ai faite, je suis redescendue l'étendre, mais il restera encore un t-shirt qui trempe. La question est: le fera-t-il?
Je suis partie faire les courses, seule, à 14h45. 1h10 plus tard et allégée de 110€, j'avais terminé. 15h10, les courses sont rangées. Je suis ENFIN devant les JO. J'ai mal au pied. J'ai plein de trucs administratifs à faire, que je ne ferais pas, parce que là je suis vraiment crevée.

Je m'attend au pire pour ce soir...

22/07/2008

"Emé... quoi?"

Je suis émétophobe. J'aurais pu être pabullophobe, mais on ne croise plus assez de brouettes de nos jours pour que cela soit handicapant. Non, moi, je suis émétophobe. Je suis aussi aquaphobe, mais une fois les gens concernés prévenus, cela ne pose pas spécialement de problèmes. Alors d'accord, il faudrait me payer pour que j'aille à la piscine municipale (dans laquelle j'ai, de plus, de très mauvais souvenirs), même l'idée d'y entrer pour observer les nouveaux vestiaires (la piscine a été refaite l'an dernier) m'est insupportable. Les parcs ayant pour thême l'eau  sont un calvaire, mais va refuser à des cousins, en plein été, le plaisir d'un toboggan plein de flotte... Sorti de là, cette phobie là, elle ne me pose plus de problèmes au quotidien, car elle est admise, et qu'il est facile d'en parler. On ne passe pas pour fou, mais pour une petite chose fragile.

L'émétophobie, par contre, c'est autre chose. Et c'est quoi, l'émétophobie? J'y viens. L'émétophobie, c'est la peur de vomir. Pour soi, et pour les autres. Surtout pour les autres. On peut se contrôler un tant soit peu, mais on ne contrôle pas le reste du monde. Avoir peur de vomir, c'est, pour certaines personnes, refuser de sortir de chez elles, car "on ne sais jamais, si j'étais malade, je ne suis pas certain de trouver des toilettes à temps". Je n'en suis pas là. Mais l'idée que ce soit possible dans une situation donnée (manège à sensation, avion et son traditionnel "sac à vomi", qui me rend malade rien que d'y penser, assise sur mon siège...) me met systématiquement mal à l'aise. L'émétophobie, c'est un handicap quotidien, surtout en période de gastro. Dites moi que vous en avez une, et il est fort probable que je ne vous reparlerait pas de la journée, ou alors de loin. Ne le dites pas, et je vous en voudrait pendant longtemps pour le risque que vous m'avez fait courrir.

Jusqu'à l'an dernier, je n'en avait jamais parlé à personne. Déjà parce que je trouvais ça con, et que je ne savais pas que c'était une maladie. Hors s'en est une. Nous sommes nombreux à en souffrir, et peu nombreux à nous en sortir. En lisant les témoignages d'autres émétophobes, je relativise: je ne suis pas très "atteinte" et cela va "de mieux en mieux"... mais cela peut aussi affoler...
Jusqu'à 3 ans en arrière, d'ailleurs, je n'avais pas été malade. 10 ans sans me retrouver la tête dans les chiottes, et sans presque me retrouver dans une situation difficile. Et puis j'ai été malade. Intolérance alimentaire. 3 jours. Tout le monde a pensé, vu mon état, vu mes pleurs, que je me sentais vraiment mal. En réalité non, mais entre deux crises, j'angoissais déjà de la suivante. Mais je n'ai rien dit.
Et puis un jour j'ai trouvé l'émétophobie par une émission télé. Et là j'ai compris. Mais je n'ai toujours rien dit, jusqu'à l'an dernier.
L'an dernier, N. a été malade. Et il a bien fallu que je lui explique pourquoi je refusais de le toucher, mais aussi qu'il me touche, pourquoi je dormais si prêt du bord que je manquais de tomber, pourquoi je sursautais dès qu'il bougeait... Alors j'ai expliqué, et il ne s'est pas moqué. Et quand j'ai été malade à mon tour, il a compris que me prendre dans ses bras ne m'aiderait pas. Alors il s'est contenté de me tenir la main, fort, entre deux crises. Et de tenter de me distraire.

L'émétophobie, au quotidien, c'est quoi? C'est ne pas supporter de se retrouver avec des gens malades. C'est extrèmement égoïste, car ce n'est, dans la grande majorité des cas, pas leur faute. C'est ne pas les soutenirs. C'est les rejeter... et donc se faire des "ennemis", parce qu'ils ne comprennent pas.
C'est aussi ne pas rire quand des "humoristes" simulent un vomissement. Non, ce n'est pas drôle. C'est être très mal à l'aise, presque jusqu'au malaise, quand quelqu'un reproduit (parfois à la perfection, merci l'entrainement en soirée...) le bruit du vomissement, comme ça, pour rigoler. Ce n'est pas drôle non plus.
C'est même être mal à l'aise quand quelqu'un en parle. Juste comme ça. "J'ai été malade ce matin, j'ai cru que je ne viendrais pas". Ah ben ouais. Merci, je me sens mal maintenant...
L'émétophobie, c'est aussi fuir systématiquement toutes les fins de soirées possibles et innimaginables. "On dors là bas?" "Euh. Non." "Mais... c'est loin!" "Tant pis..." Par peur, bien sur, que quelqu'un ait trop bu. D'ailleurs, faire la bise à quelqu'un qui a bu est particulièrement compliqué: on ne sais jamais, et si ça lui arrivait, là, tout de suite...
J'aurais des milliards d'exemples, mais je ne les retrouve pas. Je pourrais aussi vous dire que je suis capable de rester à jouer à des jeux "à la con" sur internet pendant des heures, pour m'occuper, et pour que "ça" n'arrive pas. En m'aspergeant d'eau toutes les deux minutes, et fenêtre ouverte en plein hivers pour "ne pas avoir trop chaud". Mon reccord personnel? 23h (juste après le coucher, donc) - 5h (juste avant le lever), et malgré la crise terminée, il m'a été impossible de bouger de chez moi, de peur que "ça" recommence.

Il y a certainement des phobies plus handicapantes. La mienne l'est à son petit niveau, en partie parce qu'elle n'est pas "complête". J'imagine bien que la hyalophobie doit etre pire au quotidien. Imaginez avoir peur du verre. Il y en a partout, dans les placars, aux fenêtres... et Dieu sait où encore! Aller travailler doit être le parcours du combattant, l'itinéraire soigneusement choisi, car le métro en est rempli, les vitrines en sont cafies, et je ne parle même pas de ces nouveaux immeubles vitrés qui fleurissent partout... J'imagine aussi que la prosophobie doit être particulièrement difficile à supporter. Pour avoir une liste "complête" des phobies ressencées, rendez vous ici.
Je ne cherche donc pas à me plaindre, mais juste à partager...

04/07/2008

Aujourd'hui...

Je pense à tous ces lycéens dont le regard est rivé sur le portail de leur lycée, afin de connaitre leurs résultats. Je pense avant tout aux pleurs que les grilles vont immancablement essuyer... des larmes de peine, et des larmes de joie. En espérant qu'il y ai beaucoup plus de joie que de peine, cette année!

Comme tous les ans, on nous a dit que passer le bac serait très difficile vu les conditions d'études de ces derniers mois. Au final, aucun lycée n'a été bloqué les jours d'examen, et comme c'est tous les ans pareil, ça n'aura rien changé. Le gouvernement ne cède plus à ce genre de chantage (surtout quand la sanction ne tombe jamais), et comme les sujets sont réalisés 6 mois à l'avance, ce n'est pas demain la veille qu'on "donnera l'examen à ces pauvres petits lycéens qui étaient dans la rue au lieu de réviser". Pourtant, religieusement, et chaque année, nous avons droit au même discours, au même vent de panique dans les journaux.

Cette année, je n'ai pas regardé les sujets. Le bac, ça me semble si loin... Je me contente, aujourd'hui, de penser à tous ceux qui tremblent en attendant l'heure fatidique!

Pour ceux qui passent ici, je vous souhaite de l'avoir!