12/11/2009

"Je vais bien"

Je me suis dis ça l'autre jour. C'est bizarre comme phrase. Elle m'est venue instinctivement, et j'ai ressenti le besoin de la prononcer à haute voix... et puis je me suis interrogée.

Ca signifie quoi, aller bien? Aller bien, par rapport à qui? ... par rapport à quoi?

On peut toujours trouver, dans son entourage, quelqu'un qui va mal, ou du moins qui va plus mal que soi. Aller bien, cela peut donc être déjà aller mieux que cette personne. Etre en capacité de la réconforter. De la soutenir. Trouver plus malheureux que soi. Mais cela signifie-t-il que pour autant, on se sent parfaitement bien? Qu'on ne ressent pas la plus petite pointe de tristesse ou de découragement? Qu'on est serein à tout point de vue?

C'est après que d'autres variables entrent en jeu. On va bien par rapport à la semaine dernière, ou on était mal. C'est toujours "mieux" ou "moins bien" qu'une autre période. Il nous faut un point de comparaison. Si on réfléchi, on devrait être capable de dire "je vais bien", ou "je vais mal" instinctivement, sans devoir réfléchir... parce qu'on aurait des éléments pour le dire. Mais évidemment, ce n'est pas si simple.

Alors, je vais bien, ou je vais pas bien?

Je vais "mieux". Mieux que depuis quelques années. Mieux que je ne l'ai jamais été depuis qu'Elle est morte. Et ça va faire 6 ans déjà. Pour la première année, je n'appréhende pas l'hiver. Le cap est passé. Je ne dirais pas que je n'aurais plus de passages à vide, ce serait être présomptueuse, vous mentir, me mentir. Mais cette année, je n'ai plus peur. De l'eau a coulé sous les ponts. D'autres morts ont eu lieu. D'autres rencontres aussi. Tout a changé. Je travaille, déjà. Plus de formation, plus de cours. Je suis de nouveau célibataire, et je ne m'embourbe plus dans une relation qui finalement ne me convenait pas. Plus de pompage d'énergie pour des conneries, plus d'efforts pour quelque chose qui n'aboutit jamais.
Alors je vais mieux. Même si je n'ai que très rarement arrêté de sourire, il m'arrive désormais de rire aux éclats. Je parviens de nouveau à dire des conneries, de ces conneries sympa qui font rire et qui participent à la légèreté du moment. Je reprend pied. A tout niveau. J'ai de nouveau envie de sortir. De voir des gens. Partir quelque part n'est - presque - plus un supplice. J'ai passé un très bon WE la semaine dernière, en Alsace. Je reviens de voir une copine au resto ce soir. J'en prévois un autre pour la semaine prochaine. J'ai un anniversaire samedi.

On pourrait presque dire que je vais bien. Presque. S'il ne restait pas cette petite pointe de retenue, qui me rappelle qu'il ne faut pas que je sois trop heureuse, car souvent, cela ne m'apporte que des emmerdes. Souvenirs douloureux de journées magnifiques, et de soirées atroces ou je La retrouvais à l'hôpital. Souvenirs culpabilisants à l'extrême: pendant que je m'amusais, Elle souffrait. Schéma qui se répète, à l'infini. Et même avec les années, avec ce recul souvent nécessaire, je reste sur mes gardes...

 

Et je l'aime encore...

27/09/2009

Il en faut un? Bah en voila un!

J'avais juste envie de vous écrire quelques mots... J'ai eu l'occasion de réfléchir, beaucoup... et il me semble que finalement, cet espace doit rester le mien. Par contre je lui communiquerais peut-être quelques notes, éparses, sorties du blog. Je ne sais pas encore!

Après un mois de boulot, je voulais vous rassurer. Ca va. Ca va même très bien, en fait. Les moments ou je ne travaille pas sont par contre bien difficiles parfois, vu que je suis seule... mais la situation est en train de s'améliorer! Alors voila, je voulais vous le dire!

Comme je n'ai pas trop de temps, je m'en tiendrais là pour aujourd'hui! Je vous embrasse tous, et à bientôt!

05/09/2009

M'emmerde...

Je me demande sans arrêt ce que je faisais avant. Avant d'être en couple. Comment je m'occupais? Je n'arrive pas à me souvenir... Je crois que j'allais beaucoup sur les t'chat. Beaucoup trop. C'est là que je l'avais rencontré, d'ailleurs. Par un ami commun. La vérité c'est sans doute que je n'avais que ça à fouttre. Je n'ai jamais su m'occuper.

Maintenant que je suis de nouveau seule, il va falloir que je m'occupe. Que je sache quoi faire. Et c'est pas gagné. Je m'emmerde devant la télé, seule. J'angoisse. J'ai peur de ne pas m'en sortir.

L'avenir le dira...

K, histoires de crabe

Je tenais à vous faire découvrir ce blog si bien écrit de MDA, une journaliste de Libération qui mène un combat contre le cancer. Si on a le sentiment légitime d'être un peu des "voyeurs", à suivre ce blog, cela s'efface très rapidement. MDA écrit d'une plume légère, malgré toutes les embuches du parcours. C'est son "K2", un K qui la mène à réfléchir, à se retourner sur son passé et à se pencher sur son futur. Un K qu'elle apprécie, malgré tout. Un K pour lequel elle a besoin de témoigner.

N'hésitez pas à faire un tour sur ce blog, qui vraiment, sait de quoi il parle, et sait comment en parler. J'ai hésité dans la catégorie de ce message. Longuement. Et puis j'ai choisi Voyage, car ce blog c'est un peu un voyage au pays du K. Sinon, j'aurais mis Livre. Car ce blog, c'est aussi un véritable talent d'auteur.

01/09/2009

Yeah!

Aujourd'hui... J'ai assisté à une réunion, repris possession de mon casier, appris que je menais un atelier cuisine demain, écopé d'un dossier à suivre, pris connaissance d'un entretien pour demain, évité de justesse la référance d'une stagiaire à la place de laquelle j'étais l'an dernier.

On détaille?

J'ai entamé aujourd'hui mon mi-temps en tant qu'éducatrice spécialisée. Je ne travaillais que ce matin (mes horaires étant pour l'instant lundi et mercredi toute la journée et mardi matin), jour d'une des deux réunions hebdomadaires. Il a donc fallu que je me replonge dans ce rythme de travail, et la chef de service partant en vacances à la fin de la semaine, nous nous sommes occupés de tous les rendez-vous pour 15 jours. La reprise s'est donc faite "en douceur".

J'ai profité de ce temps avec mes collègues pour reprendre possession du casier qui m'avait été attribué l'an dernier. J'y ai aujourd'hui déposé mon pc (que je reprendrais demain), et mon contrat (idem) signé. Il faudra que j'aménage ledit casier, parce que pour l'instant, c'est pas gagné. Mon casier est en fait une boite, et tout y est posé "en vrac"... ce n'est donc pas hyper pratique! Je vais tenter d'arranger ça dans les mois qui viennent.

Ce matin à mon arrivée j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une de mes collègues était en arrêt maladie. C'est elle qui devait gérer l'atelier de cuisine de demain, il m'a donc été gentiment refilé. C'est vrai que j'étais sensée l'assurer dans l'avenir, mais du jour au lendemain c'est un peu "raide". Il a fallu que je fasse le point sur ce que je pouvais organiser, et que je trouve des idées de recettes. Le salé était impossible à envisager, j'ai donc choisi de faire du sucré: sablés (à la fleur d'oranger et au citron) et cookies. Je mènerais donc l'atelier avec la stagiaire arrivée aujourd'hui. Je la connaissais de vue, nous étions dans la même école l'an dernier.

Dans le même esprit, j'avais commencé le suivi d'un dossier en co-référence avec un autre éducateur de la structure. Aujourd'hui, ce dossier doit être transféré à une autre structure car la personne dont nous nous occupons ne relève plus de nos compétences. Je vais devoir arranger la passation de dossier avec la structure concernée, il faut donc que je les joigne au téléphone demain. En espérant, bien sur, que tout se déroule bien: je n'ai jamais fait ça et ignore totalement quelle est la procédure à suivre! Je verrais bien... Un autre dossier demandera mon attention dans les semaines à venir, car rien ne s'est règlé dans les derniers mois. On avance, mais si lentement que cela fait peur!

Dans l'après midi de demain, la chef de service et moi recevrons une personne qui a déjà été reçue par d'autres éducateurs, absents actuellement. Nous reprendrons donc le suivi, et ce sera une probable référence administrative pour moi. J'avoue tout de même que cela me fait un peu "flipper"! On verra bien. Je ne connais pas ce monsieur et ne l'ai jamais rencontré.

Et enfin, pour terminer... (quel suspens) La stagiaire que nous avons accueilli aujourd'hui avait besoin d'une personne référente. Comme je suis actuellement la personne la plus diplômée de la structure (sic), la référence m'a été proposée... J'ai refusé car pour l'instant je ne me sens pas assez sûre de moi pour cela... c'est bizarre de prendre une telle responsabilité à peine arrivée, quand même! Je serais certainement amenée à être référente dans les mois à venir, nous verrons cela en temps voulu.

En tout cas, voila une journée bien remplie (et celle de demain s'annonce tout aussi prenante). Je suis très contente d'avoir commencé le boulot, heureuse d'avoir revu mes collègues et la bonne ambiance qui règne la bas. Je reprend doucement mes marques.