25/11/2009

Et c'est toujours la même histoire...

Tout en moi me crie: "Et si tu arrêtais de faire ta loque?"... mais je n'arrive pas à changer les choses. Tout ce que je parviens à faire, c'est rester assise là, devant la télé ou devant mon PC. A regarder devant moi des images de la vie. D'autres vies. Mais aussi un peu de la mienne, évidemment. Dans le poste, c'est souvent soi qu'on regarde. Une vie meilleure, ou bien pire. Des évênements qui pourraient nous arriver si...

Je n'arrive à rien faire d'autre et je n'ai de toute façon pas grand chose de mieux à faire. Je n'ai personne chez qui aller. Personne que je pourrais voir. Personne à qui parler. Une amie m'a appellée dimanche. Je n'ai pas répondu parce que je n'ai pas entendu sonner. Et il est de toute façon fortement probable que je n'aurais pas répondu. Je n'avais pas envie de parler. Quand je l'ai rapellée, lundi soir, en m'excusant de ne pas l'avoir rappellée plus tôt, elle m'a répondu que ce n'était pas grave.

J'ai eu un espoir qu'elle ait appris d'une manière ou d'une autre que ça n'allait pas, et qu'elle me proposerait d'aller quelque part, de sortir, de bouger... mais elle m'a juste dit qu'elle était au cinéma avec une copine, et qu'elle ne se rapellait plus comment se rendre au parking. Et qu'elle espérait que j'aurais pu l'aider. Nous avons raccroché très vite, sur la promesse de se revoir bientôt. Un de ces jours... mais pas trop souvent, surtout.

Je ne sais pas pourquoi je m'étonne encore. Je ne sais pas ce que j'attend. Je ne sais pas à quoi je pense. Mais je fais certainement fausse route...

21/11/2009

Une nouvelle vie peut (enfin) commencer

Je suis débarrassée depuis quelques heures des affaires qui m'encombraient, et me rattachaient encore à Lui. C'est terminé, et pour de bon cette fois.

Véritable soulagement qu'il va falloir que j'apprivoise. Chaque chose en son temps. Je peux recommencer à vivre, son ombre ne pèsera plus sur moi.

20/11/2009

Une histoire qui se termine

Certains le savent, d'autres l'ont deviné, j'ai rompu avec mon compagnon depuis quelques mois. Et j'aimerais bien pouvoir enfin tirer un trait sur toute cette histoire, sur toute cette souffrance accumulée au fil des ans.

Une histoire qui se termine, cela permet de faire le point sur les évènements passés. Sur ce qui a été acceptable, et ce qui ne l'a pas été. Sur ce qu'on a accepté alors qu'on aurait pas dû. Et croyez moi, depuis le début, j'en ai accepté des choses. Je manquais certainement de discernement. Je manquais sans doute de courage. Ce n'était certainement pas une période durant laquelle j'avais la force de me battre. Mais toujours est-il que j'ai accepté l'inacceptable, et qu'il ne faut pas que cela se reproduise. Jamais.

Avec le recul, j'aurais dû le quitter il y a au moins 3 ans. Mais l'inacceptable a commencé bien avant. Il y a 5 ans déjà, cela n'allait pas, et j'ai accepté des comportements qu'aujourd'hui, j'aurais bien du mal à laisser passer. Dans le contexte, c'était bien naturel. Je venais de perdre ma mère, mon père était perdu, déprimé, et dans l'incapacité totale de prendre soin de moi. J'avais besoin d'amour. De tout l'amour qu'Elle ne pourrait jamais plus me donner. Alors je me suis accrochée, parce que j'avais plus que tout peur du vide affectif. Et c'est Lui qui m'a donné la force de surmonter cette épreuve. Cela, j'en suis bien consciente.

Mais il m'a aussi enfermée dans un monde qui n'était pas le mien. Un monde fait de concurrence et d'argent, un monde dans lequel l'apparence était importante. Le clinquant aussi. Ce n'était pas mon monde, et je n'avais pas envie de m'y intégrer. Mais il fallait bien faire bonne figure face à cette famille qui devenait aussi un peu la mienne. Montrer et démontrer, cela n'a jamais été dans mon éducation. A la maison, nous étions simples, et s'il devait y avoir un peu de poussière ou des choses qui trainent... cela n'a jamais été grave! Dans le monde dans lequel j'ai atterri, il fallait donner à voir. Je crois que je n'ai jamais réussi. Et que ça n'a jamais plu.

Pour lui, j'ai arrêté de sortir. Pour lui, j'ai arrêté de voir mes amis. Pour lui, je n'ai pas réussi à garder un espace qui soit le mien. J'espère ne jamais refaire cette erreur. Dans un autre contexte j'aurais certainement mis fin à cette relation bien plus tôt. Seulement jusqu'à la fin, j'en ai été incapable. Je devrais donc le remercier de l'avoir fait pour moi, mais malgré tout il m'a vexée, on ne se refait pas. Et tout ce qui s'est passé depuis et encore à la limite de l'acceptable, voire tout à fait inacceptable. Demain, je lui rendrais enfin le reste de ses affaires. Demain, je pourrais enfin tirer un trait sur tout cela. Demain.

17/11/2009

Journée de galère

Après avoir bossé ce matin... j'ai attaqué le formatage de mon PC... Deux ans que ça n'avais pas été fait, et on en accumule du bordel, en deux ans! C'est assez dingue d'ailleurs... Tous ces petits trucs sans lesquels il serait IMPOSSIBLE de travailler correctement, mais auxquels bien sur, on ne pense pas immédiatement. Tous les petits trucs qui rendent la vie facile, et qui permettent de travailler dans de bonnes conditions... Il faut s'en souvenir pour pouvoir les ré-installer...

Et tout ça à cause d'un malheureux programme qui refuse de se réinstaller correctement... Quelle galère!

Bref... Je passais juste vous donner quelques nouvelles: je suis en pleine réinstallation et j'avais besoin de me changer les idées deux minutes! Bon courage à ceux qui bossent encore, et bon repos aux autres!

13/11/2009

J'en ai pas, de titre. Tant pis hein.

J'ai envie de reprendre l'écriture. De revenir ici plus régulièrement. De poser mes mots sur cette feuille blanche du web, d'apposer mes phrases quelque part. De les partager avec vous. Et en même temps je sais pertinemment que cette résolution ne tiendra pas dans le temps. Parce que ce blog ressemble trop à un journal intime pour que je parvienne à m'y tenir. Parce que de toute manière, je serais incapable d'écrire durablement sur un thème précis. J'admire ces gens qui nous parlent de leur métier, quotidiennement ou presque, et qui s'y tiennent. Qui parviennent à ne pas dériver. Sans doute ont-ils plusieurs blogs, plusieurs espaces distincts sur lesquels écrire, plusieurs endroits, bien définis, dans lesquels ils peuvent déverser aussi autre chose.

Mais moi, compartimenter, je ne sais pas faire. Ce blog, c'est un ramassis de n'importe quoi. Et tous les journaux, qu'ils soient intimes ou non, que j'ai réussi à tenir plus d'une semaine, sont exactement dans la même veine. Mais même comme ça... je dois avouer que je n'y arrive pas aussi bien ni aussi régulièrement que je le souhaiterais. Pourtant j'ai des choses à dire. Je ne prend simplement pas le temps de les apposer sur du papier, de les mettre en forme, de les rendre présentable. Et cela me semble souvent si insignifiant, que ça en devient inutile. On ne devrait pas se fier à ce qu'on voit ailleurs, car la plus petite différence dans le ton ou dans la forme peut avoir son importance. Je le sais, bien sur, je passe mon temps à valoriser cet aspect là chez les gens avec qui je travaille. Leur faire comprendre que chaque expression est importante, même s'il s'agit du même point de vue que le voisin, ce n'est pas chose facile. Et même à mon niveau, je ne l'applique pas. C'est idiot. Ca pourrait faire l'objet d'une résolution 2010, pour une fois que je trouve quelque chose qui puisse s'en rapprocher!

Alors sans compartimenter, je vais essayer d'être plus présente ici. D'écrire plus de billets, même s'ils doivent être décousus. De partager plus de choses avec vous. De faire sortir toutes ces choses que je ne prend pas la peine de montrer. Pour aller de l'avant. Pour arrêter de reculer!

A bientôt, donc!

12/11/2009

"Je vais bien"

Je me suis dis ça l'autre jour. C'est bizarre comme phrase. Elle m'est venue instinctivement, et j'ai ressenti le besoin de la prononcer à haute voix... et puis je me suis interrogée.

Ca signifie quoi, aller bien? Aller bien, par rapport à qui? ... par rapport à quoi?

On peut toujours trouver, dans son entourage, quelqu'un qui va mal, ou du moins qui va plus mal que soi. Aller bien, cela peut donc être déjà aller mieux que cette personne. Etre en capacité de la réconforter. De la soutenir. Trouver plus malheureux que soi. Mais cela signifie-t-il que pour autant, on se sent parfaitement bien? Qu'on ne ressent pas la plus petite pointe de tristesse ou de découragement? Qu'on est serein à tout point de vue?

C'est après que d'autres variables entrent en jeu. On va bien par rapport à la semaine dernière, ou on était mal. C'est toujours "mieux" ou "moins bien" qu'une autre période. Il nous faut un point de comparaison. Si on réfléchi, on devrait être capable de dire "je vais bien", ou "je vais mal" instinctivement, sans devoir réfléchir... parce qu'on aurait des éléments pour le dire. Mais évidemment, ce n'est pas si simple.

Alors, je vais bien, ou je vais pas bien?

Je vais "mieux". Mieux que depuis quelques années. Mieux que je ne l'ai jamais été depuis qu'Elle est morte. Et ça va faire 6 ans déjà. Pour la première année, je n'appréhende pas l'hiver. Le cap est passé. Je ne dirais pas que je n'aurais plus de passages à vide, ce serait être présomptueuse, vous mentir, me mentir. Mais cette année, je n'ai plus peur. De l'eau a coulé sous les ponts. D'autres morts ont eu lieu. D'autres rencontres aussi. Tout a changé. Je travaille, déjà. Plus de formation, plus de cours. Je suis de nouveau célibataire, et je ne m'embourbe plus dans une relation qui finalement ne me convenait pas. Plus de pompage d'énergie pour des conneries, plus d'efforts pour quelque chose qui n'aboutit jamais.
Alors je vais mieux. Même si je n'ai que très rarement arrêté de sourire, il m'arrive désormais de rire aux éclats. Je parviens de nouveau à dire des conneries, de ces conneries sympa qui font rire et qui participent à la légèreté du moment. Je reprend pied. A tout niveau. J'ai de nouveau envie de sortir. De voir des gens. Partir quelque part n'est - presque - plus un supplice. J'ai passé un très bon WE la semaine dernière, en Alsace. Je reviens de voir une copine au resto ce soir. J'en prévois un autre pour la semaine prochaine. J'ai un anniversaire samedi.

On pourrait presque dire que je vais bien. Presque. S'il ne restait pas cette petite pointe de retenue, qui me rappelle qu'il ne faut pas que je sois trop heureuse, car souvent, cela ne m'apporte que des emmerdes. Souvenirs douloureux de journées magnifiques, et de soirées atroces ou je La retrouvais à l'hôpital. Souvenirs culpabilisants à l'extrême: pendant que je m'amusais, Elle souffrait. Schéma qui se répète, à l'infini. Et même avec les années, avec ce recul souvent nécessaire, je reste sur mes gardes...

 

Et je l'aime encore...

27/09/2009

Il en faut un? Bah en voila un!

J'avais juste envie de vous écrire quelques mots... J'ai eu l'occasion de réfléchir, beaucoup... et il me semble que finalement, cet espace doit rester le mien. Par contre je lui communiquerais peut-être quelques notes, éparses, sorties du blog. Je ne sais pas encore!

Après un mois de boulot, je voulais vous rassurer. Ca va. Ca va même très bien, en fait. Les moments ou je ne travaille pas sont par contre bien difficiles parfois, vu que je suis seule... mais la situation est en train de s'améliorer! Alors voila, je voulais vous le dire!

Comme je n'ai pas trop de temps, je m'en tiendrais là pour aujourd'hui! Je vous embrasse tous, et à bientôt!

05/09/2009

M'emmerde...

Je me demande sans arrêt ce que je faisais avant. Avant d'être en couple. Comment je m'occupais? Je n'arrive pas à me souvenir... Je crois que j'allais beaucoup sur les t'chat. Beaucoup trop. C'est là que je l'avais rencontré, d'ailleurs. Par un ami commun. La vérité c'est sans doute que je n'avais que ça à fouttre. Je n'ai jamais su m'occuper.

Maintenant que je suis de nouveau seule, il va falloir que je m'occupe. Que je sache quoi faire. Et c'est pas gagné. Je m'emmerde devant la télé, seule. J'angoisse. J'ai peur de ne pas m'en sortir.

L'avenir le dira...

01/09/2009

Yeah!

Aujourd'hui... J'ai assisté à une réunion, repris possession de mon casier, appris que je menais un atelier cuisine demain, écopé d'un dossier à suivre, pris connaissance d'un entretien pour demain, évité de justesse la référance d'une stagiaire à la place de laquelle j'étais l'an dernier.

On détaille?

J'ai entamé aujourd'hui mon mi-temps en tant qu'éducatrice spécialisée. Je ne travaillais que ce matin (mes horaires étant pour l'instant lundi et mercredi toute la journée et mardi matin), jour d'une des deux réunions hebdomadaires. Il a donc fallu que je me replonge dans ce rythme de travail, et la chef de service partant en vacances à la fin de la semaine, nous nous sommes occupés de tous les rendez-vous pour 15 jours. La reprise s'est donc faite "en douceur".

J'ai profité de ce temps avec mes collègues pour reprendre possession du casier qui m'avait été attribué l'an dernier. J'y ai aujourd'hui déposé mon pc (que je reprendrais demain), et mon contrat (idem) signé. Il faudra que j'aménage ledit casier, parce que pour l'instant, c'est pas gagné. Mon casier est en fait une boite, et tout y est posé "en vrac"... ce n'est donc pas hyper pratique! Je vais tenter d'arranger ça dans les mois qui viennent.

Ce matin à mon arrivée j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une de mes collègues était en arrêt maladie. C'est elle qui devait gérer l'atelier de cuisine de demain, il m'a donc été gentiment refilé. C'est vrai que j'étais sensée l'assurer dans l'avenir, mais du jour au lendemain c'est un peu "raide". Il a fallu que je fasse le point sur ce que je pouvais organiser, et que je trouve des idées de recettes. Le salé était impossible à envisager, j'ai donc choisi de faire du sucré: sablés (à la fleur d'oranger et au citron) et cookies. Je mènerais donc l'atelier avec la stagiaire arrivée aujourd'hui. Je la connaissais de vue, nous étions dans la même école l'an dernier.

Dans le même esprit, j'avais commencé le suivi d'un dossier en co-référence avec un autre éducateur de la structure. Aujourd'hui, ce dossier doit être transféré à une autre structure car la personne dont nous nous occupons ne relève plus de nos compétences. Je vais devoir arranger la passation de dossier avec la structure concernée, il faut donc que je les joigne au téléphone demain. En espérant, bien sur, que tout se déroule bien: je n'ai jamais fait ça et ignore totalement quelle est la procédure à suivre! Je verrais bien... Un autre dossier demandera mon attention dans les semaines à venir, car rien ne s'est règlé dans les derniers mois. On avance, mais si lentement que cela fait peur!

Dans l'après midi de demain, la chef de service et moi recevrons une personne qui a déjà été reçue par d'autres éducateurs, absents actuellement. Nous reprendrons donc le suivi, et ce sera une probable référence administrative pour moi. J'avoue tout de même que cela me fait un peu "flipper"! On verra bien. Je ne connais pas ce monsieur et ne l'ai jamais rencontré.

Et enfin, pour terminer... (quel suspens) La stagiaire que nous avons accueilli aujourd'hui avait besoin d'une personne référente. Comme je suis actuellement la personne la plus diplômée de la structure (sic), la référence m'a été proposée... J'ai refusé car pour l'instant je ne me sens pas assez sûre de moi pour cela... c'est bizarre de prendre une telle responsabilité à peine arrivée, quand même! Je serais certainement amenée à être référente dans les mois à venir, nous verrons cela en temps voulu.

En tout cas, voila une journée bien remplie (et celle de demain s'annonce tout aussi prenante). Je suis très contente d'avoir commencé le boulot, heureuse d'avoir revu mes collègues et la bonne ambiance qui règne la bas. Je reprend doucement mes marques.

31/08/2009

Au fait!

Je ne vous l'ai pas dit. J'ai honteusement oublié.

J'ai eu mon diplôme. Haut la main. Je suis fière, bien sur.

J'entame un poste demain, le 1er, pour un CDI à mi-temps. Je suis contente. Cela se déroulera sur mon ancien lieu de stage long, je connais donc déjà tout le monde, et j'ai bien été acceptée par l'équipe. J'ai apprécié énormément ces quelques mois, et quand je reviens sur la structure, tout le monde m'accueil avec le sourire.

Une nouvelle vie s'ouvre à moi. Ca va me changer les idées. Je vais enfin voir venir.

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